Your Cultural Expertise

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Indie Rokkers / L'écume des jours / Equilibrium
When They Came For Us / City Of Ice / Fargo
In A Manner Of Speaking / Shining / Shining

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Livres du moment:

La Chair disparue de Jean-Jacques Pelletier

Après le banquet de Yukio Mishima

(mon premier roman japonais! ^^)

Dreamcatcher de Stephen King (relecture)

L'amant de Lady Chatterley de D.H. Lawrence

Le voleur de corps d'Anne Rice

Marie-Didace de Germaine Guèvremont

Rhinocéros d'Eugène Ionesco

L'Ingénu de Voltaire
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Chansons du moment:

Pedafly et I'mmortal de Skinny Puppy
Spitting Games de Snow Patrol
Sometimes Wanna Die de Joydrop
Swamp Thing de The Chameleons UK
When You Were Young et Human de The Killers
Yellow Brick Road d'Arctic Monkeys
Big Bang Baby de Stone Temple Pilots
Domino Dancing de Pet Shop Boys
Juliet Of The Spirits (Zoned Out Mix) de The B-52's
Wish Upon A Dog Star de Satellite Party




Walk into the jaws of Hell
The rain drops, the rain drops
We can wipe you out anytime...

- Radiohead

# Posted on Tuesday, 13 October 2009 at 2:55 PM

Edited on Tuesday, 10 November 2009 at 4:06 PM

Cauchemar fait ce matin (tel que raconté sur Facebook à Dominic et Djoua)

Cauchemar fait ce matin (tel que raconté sur Facebook à Dominic et Djoua)
"Il y avait un tueur dans notre ancienne maison et ma mère me cachait dans une bibliothèque pour qu'il ne me trouve pas, mais il finissait par me tuer. Seulement, dans mes rêves, quand je me fais tuer (et ça arrive souvent), je ne meurs jamais, et ça met les méchants en colère. Moi, comme toujours, j'aurais bien voulu mourir, parce que c'est tellement plus pratique; les méchants ne m'en auraient plus voulu. J'étais couchée sur le plancher de l'ancien studio d'enregistrement de mon père (c'est là qu'il m'avait tuée, même s'il m'avait touvée dans la bibliothèque) et le tueur venait de temps en temps voir si j'étais morte. Si je bougeais un peu, ce n'était pas grave, parce qu'il ne le remarquait pas, mais son fils est arrivé et a remarqué que je vivais encore. Il est donc allé chercher un couteau et s'est mis à me poignarder. Ça faisait mal, mais c'était supportable. C'était plutôt de l'inconfort. Par la suite, comme je n'étais toujours pas morte, il s'est dit qu'il allait m'étouffer, et il est allé chercher du "masking tape" pour m'empêcher de respirer. Je ne bougeais pas, mais j'ai commencé à paniquer, je savais que c'était un rêve mais je ne voulais quand même pas qu'ils me tuent de cette façon, d'autant plus que je savais déjà que ça ne fontionnerait pas! Quand ils ont commencé à me mettre du ruban adhésif sur les narines (c'était quand même un cauchemar un peu stupide), j'ai essayé de me concentrer pour pouvoir respirer quand même: je me disais que c'était un rêve, et que le corps qu'ils essayaient d'étouffer n'était pas réel, qu'ils ne pouvaient pas me faire de mal. Ça ne fonctionnait pas. J'essayais en même temps de me réveiller, ce qui ne fonctionnait pas non plus, mais je sentais qu'en continuant d'essayer, j'y parviendrais peut-être.

J'ai fini par me réveiller, mais j'étais encore très nerveuse.

J'y vois une certaine symbolique: les "méchants" (pas seulement ceux de ce rêve en particulier, mais ceux de tous mes rêves) seraient les gens de ma vie réelle qui ne sont "pas satisfaits", parce que je ne "meurs" pas lorsqu'ils le veulent. Mourir pourrait être une image pour changer, ou quelque chose comme ça. Possible, non?"

# Posted on Sunday, 18 October 2009 at 7:47 PM

Feed On

Feed On
Readers, you and I have been through a lot, right? And the fact that you are numerous often kept me from finding you frail in your reading activity, didn't it? Could you then explain to me why it is I do not really feel like writing to you anymore? Why I find more pleasure in the addressing of my words to no one in particular – often myself only – than to the all-singing, all-dancing crowd that the charlice08 Readers truly are? Is it because my days start after sunset and end at midday? Is it because I speak to the computer more often than to my actual friends and family? Does it have something, anything to do with the winter-smelling air outside? I love you, Readers, I really do. But I can't seem to be instinctively inspired to tell you about my empty days and the imaginary events that fill them. It's called the writer's block, it's called I've got thirty weblogs, it's called autumn is here. And while we're at it, what is all that about writing in English only? I understand it's a very useful language and all that, but do you have any idea as to why I don't want to write in French anymore? 05:30 in the morning and all these are good questions that I can't answer. I doubt you can really do otherwise, Readers.


Picture: Who's seen Sid And Nancy? No one, I guess...

# Posted on Tuesday, 13 October 2009 at 1:29 PM

Lifelines

One time - to know that it's real
One time - to know how it feels
That's all

One call - your voice on the phone
One place - a moment alone
That's all

What do you see
What do you know
One sign
What do I do
Just follow your lifelines through
What if it hurts
What then
What do we do
What do you say
Don't throw your lifelines away
Don't throw your lifelines away

One time - just once in my life
One time - to know it can happen twice

One shot - of a clear blue sky
One look - I see no reasons why, we can't

One chance to go back
To the point where everything starts
One chance to keep it together
When things fall apart

One sign to make us believe it's true

What do you see
Where do we go
One sign
How do we grow
By letting your lifelines show
What if we do
What up to now
What do you say
How do I know
Don't let your lifeline go
Don't let your lifeline go
Don't let your lifeline go

- a-ha

# Posted on Tuesday, 06 October 2009 at 2:43 PM

Vous vous souvenez sûrement de ma liste des « dix choses que j'attendais avec impatience », laquelle comprenait le match d'impro d'Éric, « mercredi prochain », ou plutôt, mercredi dernier. À dix-sept heures ce jour-là, je suis partie de chez moi, la veste à capuche de mon frère sur le dos. Smiling. J'ai marché durant une heure avant de parvenir à Rivière-du-Loup, écoutant d'abord du Neuroticfish, puis du Nine Inch Nails. (Le dossier de NIN sur mon lecteur MP3 est beaucoup moins rempli qu'avant que je ne le reconstitue, mais c'est tout de même très bien. Depuis que j'ai découvert le dieu Trent, comme le dit si bien Lalie, je ne saurais m'en passer.)

Arrivée à Rivière-du-Loup, vers dix-huit heures, j'ai donc découvert que la rue par laquelle on accède au quartier commercial était bloquée par des travaux et qu'un détour se faisait par la rue Fraser, une rue parallèle. Comme je n'étais jamais allée à Rivière-du-Loup seule (et encore, les autres fois ne m'avaient jamais permis de me faire une idée assez définie de la ville) et que je devais retrouver Éric devant le cégep quarante-cinq minutes plus tard, j'avais peur de me perdre, d'autant plus que la ville prenait une allure floue une fois la nuit tombée, mais le détour ne m'a pas fait arriver en retard, ou alors seulement de quelques minutes, après avoir demandé mon chemin à une dame très gentille et en écoutant Vessel pour la première fois. (Je ne sais d'ailleurs pas comment j'ai pu passer outre tout ce temps.)

Comme je portais la veste de mon frère et que je m'étais attaché les cheveux pour ne pas que le vent les emmêle, comme il faisait nuit et comme Éric lui-même portait des vêtements très amples, impro oblige, nous avons eu un peu de mal à nous reconnaître. C'était presque drôle. Il m'a montré le chemin, nous avons un peu parlé, puis il est allé rejoindre son équipe. Le cégep comprenant les Résidences des étudiants, je suis alors allée appeler Johanne, comme nous en avions elle et moi convenu. Elle m'a rejointe au rez-de-chaussée, nous avons pris l'ascenseur et elle m'a montré sa chambre (que j'ai trouvée très bien, surtout pour une chambre d'étudiante). Nous avons parlé durant une heure. C'était si bien, comme avant, lorsque nous étions toujours ensemble, à l'école secondaire... Elle-même m'a plus tard écrit pour me dire qu'elle trouvait que je n'avais pas changé, ce qui m'a fait plaisir.

À vingt heures, je suis redescendue, car le match d'impro allait bientôt commencer. Au départ, j'étais mal à l'aise, parce que tous ceux qui m'environnaient étaient venus entre amis, tout le monde parlait et riait et était bien habillé comparé à moi (avec mes cheveux attachés et la veste à capuche trop ample de mon frère). Je me souviens d'une jeune Asiatique, à quelques bancs devant moi, qui était aussi venue seule et qui ne semblait pas très à l'aise non plus. J'ai concentré mon attention sur elle quelques instants (parce que ça fait toujours du bien de constater qu'on n'est pas seule à être seule quelque part!) puis le match proprement dit a commencé.

Je n'avais jamais assisté à un match d'impro auparavant, et j'ai trouvé ça très drôle. La plupart des sketches (enfin, des improvisations) étaient bien amenés, bien joués, et tout et tout. Les membres de l'équipe d'Éric eux-mêmes étaient plutôt sympathiques, bien que celui-ci n'ait pas fait beaucoup d'improvisations, et j'ai voté pour eux jusqu'à la fin (ils ont d'ailleurs fini par gagner, avec un point de différence).

Durant l'entracte, j'ai rencontré un ami d'Éric, avec qui je parlais sur MSN depuis plusieurs mois (depuis la mi-mars, pour être plus précise, car je m'en souviens très clairement). Je l'ai trouvé si sympathique, si gentil et si drôle que cela m'a surprise. J'aimais beaucoup lui parler sur MSN, mais IRL, c'était encore mieux.

Après le match, nous sommes allés marcher dans la ville, Éric, son ami et moi. Au parc Lafontaine, Dominic (car c'est son nom) nous a montré toutes les photos (au moins 800!) de son appareil photo en commentant sur chacune. Et c'étaient pour la plupart des photographies de paysages, de plantes ou d'animaux. Un moment passionnant.

Vers minuit, nous sommes retournés chez Éric, car celui-ci avait un travail à faire pour son cours de géographie (à remettre le lendemain, en fait), et Dominic avait proposé de l'aider, ce qu'il ne fit finalement pas, car à trois heures du matin, après avoir critiqué les films gore tels que la série Saw avec véhémence, il était trop fatigué. Dominic est quelqu'un d'admirablement pacifique.

Éric a donc amorcé son travail de géographie seul, car à quatre heures du matin, je suis allée me coucher. J'avais mal partout (manque de sommeil, marche de deux heures) et je me suis dit, en fermant les yeux, que je ne pourrais jamais m'endormir. Une seconde plus tard, je rouvrais les yeux, il était huit heures et Éric me réveillait en entrant dans la chambre. (Le pauvre n'avait pas dormi de la nuit! Ah, la vie d'étudiant...) Cinquante minutes plus tard, je le quittais au cégep pour aller me perdre dans la ville. Littéralement, puisqu'après une demi-heure, je ne savais plus du tout ou je me trouvais. Il pleuvait et je portais les mêmes chaussures en toile que la veille. Bonjour les ampoules. Vers dix heures trente, j'ai retrouvé la rue Fraser et avec elle le quartier commercial. J'ai exploré quelques boutiques, histoire de passer le temps, puis, crevée, je suis allée au restaurant vers midi et y suis restée durant deux heures trente, lisant mon roman du moment, la Chair disparue de Jean-Jacques Pelletier (que je ne considère même pas encore comme bon, mais attention, c'est peut-être un nouveau City Of Ice, roman de John Farrow que je n'avais trouvé bon qu'en le refermant), jusqu'à l'arrivée de mes parents. Après quelques heures de shopping effréné, nous sommes rentrés en taxi.

Home sweet home.

# Posted on Tuesday, 06 October 2009 at 2:29 PM

Edited on Wednesday, 07 October 2009 at 8:04 PM